Thierry Janssen
Pour l’instant au ZUT la pièce INCENDIES cartonne… Comment ça se passe ?
Ça se passe vraiment très, très bien. C’est une histoire très forte, très puissante avec beaucoup d’émotions véhiculées qui, visiblement, touchent très fort le public. Même si les choses sont très cruelles, il y a toujours chez Wajdi Mouawad un élan d’amour ; il n’enferme pas les gens dans le désespoir, à la fin, il leur donne toujours des clefs. Mais, il y a aussi beaucoup d’humour dans la pièce, pour justement faire avaler la pilule des violences et des colères qu’il nous raconte. La pièce parle beaucoup de colères, de la barbarie et posent beaucoup de questions sur la nature humaine, sur les relations intergénérationnelles, etc.
Tu disais que quand les lumières se rallument et que vous venez saluer, les gens sourient avec les yeux un peu rougis… comment le vivez-vous, quand vous rentrez à la maison ?
Eh bien, ce n’est même pas quand on rentre (...)
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