Vincent Raoult

Modeste autodidacte tant pour la musique que pour le théâtre, on retrouve Vincent Raoult sur plusieurs affiches : acteur dans des pièces "tout public", ou co-auteur et acteur dans les spectacles "jeune public" sans oublier ses mises en scène de pièces qui cartonnent ...

Il se dit en coulisses que tu es d’autant plus génial que tu es un véritable autodidacte tant pour le théâtre que pour la musique ! Tu nous expliques ce parcours peu commun ?

Je suis entré avec Benoît Verhaert - mon copain de toujours - dans une compagnie amateur pour un tout premier spectacle. Forts de cette expérience – 1989 – nous avons co-écrit et joué la première version de notre spectacle humoristique de café-théâtre : Badineries [1] Au début des années 90, nous avons rencontré des gens qui avaient fait la Commedia dell’Arte et on s’était engagé dans un projet commun qui s’appelait Commedia all’ Improviso, et dans ce cadre-là, nous avons suivi des formations du théâtre masqué (clown et masque). Sur ce temps-là, Benoît avait changé d’orientation, il avait fait le Conservatoire. De mon côté, comme j’avais fait des études de droit, j’avais commencé à travailler comme conseiller juridique. Mais à un moment donné, comme je réduisais mon temps de travail au profit de la musique et du théâtre, je me suis retrouvé acculé à devoir choisir car il était devenu intenable de mener les deux de front. Et en 1994, je me suis tourné entièrement vers les arts du spectacle, parce que parallèlement aux activités théâtrales, je faisais aussi de la musique. Comme pour le théâtre, j’étais un autodidacte...

Tu n’as jamais suivi des cours de musique ?

Oui quand j’avais 10 ans, j’ai fait un peu de guitare classique pendant 2 ans, et pour le reste, je l’ai fait en essayant de reproduire les disques que j’écoutais ado. Et pour le théâtre, à part deux trois stages de commedia dell’ arte, je n’ai pas suivi de formations. J’ai appris sur le tas, et j’ai quand même choisi cette voie-là, parce que j’avais des projets... et depuis lors, je n’ai pas arrêté. C’est d’ailleurs en jouant Badineries qu’une metteure en scène de théâtre jeune public - Ariane Bubhinder - est venue me voir. Elle cherchait un comédien qui pourrait faire le clown dans un spectacle Le Petit Creux pour lequel elle avait déjà une comédienne... La comédienne c’était Valérie Joyeux . Depuis j’ai fait 6 spectacles jeune public avec Valérie : Le Petit Creux, Coupons-lez-Pont, La dernière Fée, Le Simplomatipique, La Faute à Qui ? et maintenant nous reprenons notre nouveau spectacle : Ficelles qui a été présenté au Festival de Huy en août 2008.

Et le théâtre jeune public, ça marche ! D’ailleurs je crois qu’il y a un spectacle avec lequel vous tournez depuis très longtemps.

Oui, c’est le second – Coupons-lez-Pont – pour lequel nous avions demandé à Véronique Dumont de faire la mise en scène. On l’a écrit à 3 avec Véronique en 1999 et on vient encore de tourner en France au mois de décembre. Donc ça fait plus de 300 représentations en presque 10 ans.

Et vous faites appel à un tourneur pour cela ? Vous avez un agent ? À quoi devez-vous une reconnaissance internationale ?

Pour reprendre l’exemple de Coupons-lez-Pont, il a été créé dans une compagnie jeune public : l’Atelier et Théâtre du Copeau et il a fait sa carrière dans le cadre de cette compagnie-là. Mais à un moment donné, ils avaient tellement d’autres spectacles à produire que le nôtre était devenu excédentaire, et comme il n’y avait plus d’intervention de la Communauté française, c’était plus simple de sortir le spectacle de cette production-là et de le mettre dans une autre production. Avec Benoît j’avais créé l’asbl Butchinols pour nos spectacles, et tout naturellement Coupons-lez-Pont a été repris dans cette compagnie, mais c’est Valérie et moi qui faisons tourner le spectacle par nos contacts.

Quel est l’apport d’un “Festival” comme celui de Huy ? Est-ce que ça vous a aidé ?

Évidemment. Pour le Théâtre Jeune Public, – c’est très organisé – la Communauté française sélectionne des spectacles pour enfants auxquels elle accordera une aide à l’achat. C’est-à-dire que les acheteurs ne paieront que la moitié du prix, l’autre moitié étant versée directement à la compagnie par la Communauté française. Ça s’appelle “Spectacles à l’École”. [2] Les “Rencontres de Théâtre Jeune Public” qui se passent à Huy dans la 2ème quinzaine du mois d’août sont la vitrine des spectacles sélectionnés par la Communauté. Ce festival très professionnel s’adresse à tous, mais principalement – pour environ 90% – aux programmateurs, enseignants etc... C’est vraiment le thermomètre du succès espéré pour un spectacle, et c’est là qu’on remplit le carnet de commande, au moins pour moitié.

Et il y a des programmateurs, des acheteurs qui viennent de l’étranger ?

Oui, France, Québec, Luxembourg, Suisse, mais pour les étrangers, il y a une autre chance, un autre festival où ils viennent en plus grand nombre : c’est le “Festival Noël au Théâtre” organisé par la CTEJ [3], qui a lieu chaque année entre Noël et Nouvel An. Le Festival se passe à Bruxelles dans différents lieux. Parallèlement, il y a l’ “Opération Noël au Théâtre” : ce sont des Centres Culturels qui décident de programmer des spectacles jeune public en même temps, mais ailleurs en Wallonie.

Il se fait qu’on n’a pas encore eu de comédien jeune public et que justement cette quinzaine-ci, vous allez vous retrouver à deux sur notre site pour en parler.

Tant mieux, il faut le faire connaître. Il faut savoir que dans la Francophonie, le théâtre jeune public belge est le plus reconnu. C’est incroyable ! En gros, il y a les Québecois et les Belges. Ce sont les deux pays “jeune public”. En France par exemple, lorsqu’on est arrivé à Mulhouse, les 3 théâtres affichaient chacun un spectacle belge, dont 2 spectacles jeune public ! Il y a des programmateurs français qui nous disent : “J’essaye de ne pas avoir QUE des spectacles belges ; j’en prends quand même un ou deux français sur l’année !” Vraiment les Belges envahissent le marché français. Malheureusement pour eux, l’inverse n’est pas vrai : prendre un spectacle français est beaucoup trop cher pour un programmateur belge, puisque la Communauté française ne subsidie que les spectacles belges.

Il y a encore le Centre Culturel d’Auderghem qui a Paris Théâtre pour les adultes...

Tu ne te cantonnes cependant pas au théâtre pour enfants, on te retrouve tantôt à la mise en scène, tantôt comme comédien dans des pièces pour adultes...

Contrairement à Valérie qui se consacre entièrement au jeune public, moi, j’aime garder un pied dans les deux, parce que j’ai autant de plaisir à faire l’un que l’autre, en me disant d’ailleurs que le jeune public est un vivier qui – à mon avis - m’aide à garder de la fantaisie pour le théâtre adulte, me permet de pêcher des idées, de trouver de la fraicheur avec les enfants.

Justement, Le Théâtre Loyal du Trac reprend bientôt Noces de Vent. Comment es-tu tombé là-dedans ?

Il se fait que Valérie faisait partie de la première distribution de ce spectacle [4] et je lui avais toujours dit combien j’adorais le personnage de Léopold. Il m’a toujours semblé que pour un comédien c’était magnifique de défendre une clette pareille ! Ça fait penser à ces personnages interprétés par de Funès, qui ont tous les défauts : ils sont avares, méchants, lâches, racistes, égoïstes, égocentriques, misogynes, méprisants, snobs... , et Léopold ressemble à ces personnages-là, même si je ne vais pas le jouer à la de Funès. Pour un comédien c’est formidable, parce qu’on ne peut pas défendre un personnage si on ne l’aime pas un minimum... donc il faut aussi lui trouver des points positifs. Et malgré tout ce que je viens de dire, Léopold qui est pingre, lâche menteur, égoïste, paresseux, partageant les tâches en mettant les mains dans les poches a aussi des côtés positifs. Et Valérie m’avait dit qu’avec mon côté un peu British, elle me verrait bien dans ce rôle, mais voilà, il était déjà interprété par Bruno Georis. Il se fait qu’en 2006, on avait demandé à Eric (de Staercke) de mettre en scène notre spectacle La Faute à Qui ? et c’est sa compagnie Le Théâtre Loyal du Trac qui nous a produit. À ce moment-là, je lui avais dit : En tout cas, si un jour Bruno Georis est malade, je veux bien reprendre le rôle de Léopold. Et lorsqu’ils ont décidé de reprendre la pièce pour une dernière fois ...

Ils disent toujours que ce sera la dernière fois... pourtant ...

Oui, mais il parait que ce sera vraiment la dernière fois. Enfin, mon rêve va pouvoir être réalisé parce que Bruno avait déjà un engagement avec le Théâtre Royal du Parc. Donc ils ont tout de suite fait appel à moi – je n’ai même pas été auditionné – et comme j’étais libre, j’ai sauté sur l’occasion à pieds joints... et je m’amuse comme un petit fou.

La tournée commence ces mardi, mercredi (13 et 14 janvier) à l’Acte 3 à Braine l’Alleud... et à partir de vendredi tu as des cheveux roux carotte ! (Rires) Pour ...?

... La tournée dure un peu plus d’un mois

Je veux dire pour la couleur des cheveux ? Ça se récupère rapidement ?

(Rires). Je n’ai pas posé la question ! (Rires) J’espère quand même.

Tu as aussi mis en musique plusieurs spectacles ...

Oui, tout au début, je voulais faire de la chanson. Donc j’ai fait des spectacles de chanson dans des cafés-théâtre à Bruxelles, mais très vite j’ai été absorbé par le théâtre... donc à un moment je n’en ai plus fait, non que je n’en avais plus envie, mais parce qu’il n’y a que 7 jours dans une semaine. Et pour le théâtre, j’ai fait principalement des musiques de scène. [5] Soit je mets des chansons en musique, soit je fais la bande son du spectacle, y compris les bruitages, les illustrations sonores... Ça m’amuse et ça me plait bien. J’ai aussi fait des musiques pour des films documentaires. J’aime bien ce travail-là aussi.

Tu travailles en studio ?

Ça dépend un peu des projets, mais en gros je fais ça chez moi, j’ai tous les instruments.

Tu joues quoi comme instrument ?

Je joue plus ou moins bien de la guitare et plus ou moins mal tous les autres (Rires) Mais ça suffit pour l’usage que je veux en avoir... c’est bon.

Tu mixes aussi avec d’autres choses existantes ?

Oui, alors j’ai déjà fait des morceaux avec exclusivement des boucles venues d’autres musiques. Avec Benoît Verhaert, on avait fait un feuilleton café-théatral qui s’appelait War Boil 9 [6]. Parceque le vaisseau spatial avait la forme d’une bouilloire ! (Rires) Et il y avait 9 épisodes où l’on jouait avec des gens qui étaient plutôt des improvisateurs. On jouait une fois par semaine et on avait une semaine pour apprendre notre texte. Il y avait une seule répétition et puis on jouait. Et j’avais fait un générique patchwork composé d’une mesure de toutes sortes de grandes musiques célèbres : Star Wars etc. J’avais bien sûr dû lier toutes ces boucles et à la fin, ça faisait musique de grosse production américaine alors qu’on avait une scène qui faisait 2 m x 4,5 m ! Sinon ce que j’ai beaucoup fait, c’est comme de l’art naïf avec des instruments d’enfant ou des objets qui ne sont pas des instruments : des bruitages qui deviennent de la musique. Des petits bricolages. Maintenant on a des possibilités d’enregistrer très facilement : on peut enregistrer un bruit et le retravailler

Un bricodidacte !

Voilà. Exactement. Et pour le prochain, je vais bien m’amuser. C’est un spectacle jeune théâtre et toute la musique est inspirée de jouets qui font des sons de chiens Waf waf etc...

Et c’est pour quand ?

Ça s’appelle La Vie est Belle qui est une production du Foule Théâtre et ce sera présenté en août (2009) à Huy, mais les premières vraies représentations vont avoir lieu au début du printemps.

Et votre longue tournée Ficelles débute fin janvier.

On a créé Ficelles il y a un six mois dans le cadre de Foule Théâtre, où Valérie et moi sommes entrés comme associés à Philippe Léonard qui est un écrivain et comédien “jeune public”. Nous comptions fonder notre compagnie et puis l’on s’est dit que c’était plus rationnel pour nous comme pour la Communauté française – qui d’ailleurs nous y a poussés – de rejoindre une compagnie déjà existante. Ficelles s’adresse aux enfants à partir de 3 ans. C’est très difficile à décrire, mais en gros, il s’agit de 2 personnages qui vivent une journée de travail et qui pendant les pauses s’amusent à représenter des choses avec des bouts de ficelle. C’est de nouveau mis en scène par Véronique Dumont avec ce petit grain de folie dont elle a le secret. Il y a un côté absurde, ce qui est assez surprenant pour un spectacle qui s’adresse à des enfants de maternelle. Normalement il faudrait déjà avoir l’âge de raison, mais je pense que les enfants de 3 à 6 ans voient autre chose et les plus âgés comprendront l’absurde, le second degré.

Tu as écrit plusieurs spectacles pour adultes et pour enfants...

Toujours co-écrit. Écrit tout seul, je ne l’ai jamais fait.

Tu as envie d’écrire tout seul ?

Oui j’aimerais bien, mais je n’ai pas encore eu l’idée et on ne me l’a pas encore demandé, donc ...

On n’a pas encore parlé de tes mises en scène...

C’est récent. Ma première mise en scène a été Sincères Complaisances avec Odile Matthieu et Thierry de Coster en 2006. Thierry avec qui j’avais justement joué War Boil 9, est venu me trouver en me disant qu’il avait envie de faire une comédie musicale avec Odile Matthieu et puis pour finir, dans l’écriture qui n’était pas terminée, ça s’est avéré ne pas être du tout une comédie musicale ! Or, s’ils avaient fait appel à moi, c’était parce qu’ils recherchaient quelqu’un qui connaissait à la fois le théâtre et la musique. Ça m’a tenté, alors que je n’avais même pas lu le texte, et ça s’est très bien passé. On s’est super bien entendus, on a vraiment fait cela de manière tout à fait artisanale avec très peu de moyens. Leur idée de scénario était excellente. C’est présenté comme un documentaire à l’américaine où l’on parle d’une vedette et l’on interroge tous les gens qui l’ont connue. Et c’est présenté comme cela, ce que moi, personnellement je n’avais jamais vu sur scène. Ça permettait une mise en scène assez simple. En tout cas, le but était de donner une impression de simplicité. Finalement il n’y a eu qu’un moment où ils chantent une chanson.

Ce qui était assez ingénieux, c’était l’utilisation astucieuse d’un même accessoire pour différencier les personnages. Et ça c’est ton apport.

Voilà. Pas question de faire des changements de costume ; pour garder le rythme, il fallait que ça aille vite, donc on met un costume neutre et par dessus on met un élément. On a chipoté jusqu’au moment où Odile a sorti une paire de bas nylon : on a trouvé qu’avec cette paire de bas nylon, il y avait moyen de tout faire. Le problème c’est que ce n’était pas solide, donc on a fait faire des bas rouges en lycra. Et avec ça ils ont fait de tout : un chapeau, une cravate, un foulard et même un gant qui devient un chien. Et pour tout décor : 2 lustres et une chaise. On est allé en Suisse avec ce spectacle, et c’est bien pratique pour tourner en avion.

Il s’est joué combien de fois ?

Une centaine de fois. Ce qui pour un spectacle adulte est très honorable. Ça a été assez vite un gros succès, on a tout de suite dû prolonger aux Riches Claires. C’est ce qui nous a donné envie de renouveler l’expérience.

Mais entretemps, il y a eu Où sont les Hommes ? Nathalie Uffner était venue voir Sincères Complaisances et elle avait sous le coude une proposition de Patrice Mincke et Nicolas Dubois qui voulaient faire un spectacle à deux sur ce que sont devenus les hommes aujourd’hui. Comme elle avait beaucoup aimé ma mise en scène, elle leur a suggéré de venir voir Sincères Complaisances – il se fait que je les connaissais tous les deux, surtout Nicolas avec qui j’avais joué dans Emilie Jolie au Cirque Royal – et on a eu cette envie de travailler ensemble. Ils m’ont donné leur bottin de textes qui allaient dans tous les sens. il y avait pour au moins 18 heures de spectacle ! Il a d’abord fallu faire un tri de toutes ces choses hétéroclites et ensuite beaucoup élaguer, trouver un fil rouge pour lier le tout. Moi ce que j’aime bien, quand on a la chance d’avoir les auteurs sur scène, c’est d’avoir la possibilité d’encore changer le texte... s’il manque quelque chose on peut rajouter ou réécrire, ou alors faire un racourci plus efficace... Pour un metteur en scène c’est très confortable. On a eu très peur parce qu’on a bricolé jusqu’à la dernière minute. Mais finalement ce spectacle a fait un beau succès à la Toison d’Or en mars 2008. Il a été joué au Festival Bruxellons en été, repris à la Toison d’Or en automne et il continue à tourner.

Et Thierry et Odile ont donc renouvellé l’expérience en te demandant de mettre en scène leur 2ème spectacle : Charges Comprises qui vient d’être créé en octobre aux Riches Claires. Ce spectacle est d’ailleurs en train de bien tourner. [7]

Oui, j’ai eu pas mal de travail, tout en même temps. Il y avait Ficelles qu’on avait déjà joué en juin avant le Festival à Huy. Et puis, un ami de longue date m’a demandé si je voulais mettre en scène La Mélodie du Bonheur avec des acteurs amateurs et semi-professionnels. C’était de nouveau un mélange théâtre et musique .. :, et j’ai accepté parce que je croyais avoir le temps de le faire. Il faut bien avouer qu’après avoir fait deux mises en scène, chaque fois avec 2 personnages, c’était assez excitant de faire une mise en scène avec 30 personnes ! Et c’était quand même difficile pour moi, parce qu’avec des amateurs on a moins de temps pour répéter qu’avec des professionnels... En plus, ce projet a été avancé et il est tombé en même temps que Où sont les Hommes ? et Ficelles. On a fait une première représentation fin mai, puis on l’a retravaillé l’été, et ils ont repris les représentations sur les mois d’octobre et décembre... et cette fois, cela tombait en même temps que Charges Comprises !!! Donc je viens de passer un an bien rempli ! J’ai travaillé nuit et jour 7 jours sur 7. La Mélodie du Bonheur a été un succès et ils ont fait des prolongations.

Ils vont la reprendre ?

Peut-être. Je crois bien. Et là, j’ai de nouveau fait au plus simple comme principe de mise en scène avec Anne Desclée à la scénographie : tout s’est fait avec 12 demi-cubes, parce qu’il y a 12 demi tons en musique. Et ces cubes deviennent tour à tour fauteuils, tables, murs etc.

Oui, il y a aussi un décor de cubes dans Charges Comprises ...

Et aussi dans Où sont les Hommes ? si tu te souviens bien. C’est devenu un peu ma signature.

Pour en revenir à Charges Comprises, comme leur premier spectacle avait bien marché Odile et Thierry m’avaient tout de suite dit que pour leur second spectacle, cela les amuserait d’avantage de jouer toutes les scènes à deux, plutôt qu’en solo. Sincères Complaisances tournait autour de l’idée qu’on se fait du couple. C’est quoi le bonheur d’une famille et d’un couple. Ici il fallait trouver autre chose et la maison où l’on habite est aussi un sujet qui aborde des valeurs intéressantes dans les rapports intrapersonnels. Le pitch c’est qu’un propriétaire a décidé de léguer son immeuble à un de ses locataires sans révéler tout de suite lequel. Et là où tout allait plus ou moins bien, tout commence à aller plus ou moins mal. Comme vous le rappeliez dans leur interview, ils avaient fait une formation au scénario à Paris avec un grand scénariste américain et ils se sont lancé dans une première version avec ce bagage-là, mais on a beaucoup jeté à la poubelle tout en gardant le même pitch, on a gardé une scène et tout le reste ils ont réécrit, ils ont changé des personnages parce qu’il y avait une sous-histoire qui vampirisait l’histoire principale et ils ont ajouté les personnages des 2 petits vieux qui – à mon sens – sont les plus attachants. Comme pour Sincères Complaisances, ils ont écrit plus et puis on a réduit cela à l’essentiel : il n’y a pas une ligne qui ne sert pas l’histoire ou la définition d’un personnage. Je trouve que au niveau de l’écriture c’est un très beau travail. On avait envie de faire autre chose au niveau de la simplicité sur scène, il fallait pouvoir changer d’ambiance plus facilement, on avait besoin de plus d’accessoires et comme cela se passe un jour de déménagement on a décidé de tout faire avec des caisses en carton et même leurs chapeaux sont des caisses en carton... Moi j’aime bien m’en tenir à UN principe et à le décliner le plus possible. Marie-Bénédicte Baudin qui a fait l’assistanat et la scénographie a eu plein d’idées dans ce sens. Au lieu d’avoir 36 idées, c’est mieux d’en avoir une bonne et de l’exploiter à fond, d’en tirer le meilleur parti possible. C’est un spectacle qui a beaucoup mûri sur la première semaine...

Et ça tourne pour le moment ...

Oui, il y a quelques dates en février au Bouche-à-Oreilles en soirées du Festival Entrevues, en mars à l’Acte 3 et puis – tout comme Où sont les Hommes ? – Charges Comprises a été sélectionné pour le Festival “La Cerise sur le Gâteau” au Centre Culturel d’Uccle (respectivement les 31 et 28 janvier)

Eh bien merci Vincent , te voilà au moins sur 5 affiches en 2009. Tu commences bien l’année !

Interview Nadine Pochez (7 janvier 2009)

On retrouve Vincent Raoult ...

Dans Noces de Vent en janvier et février 2009
- 13 et 14 jan - 20:30 - Braine l’Alleud - Acte 3
- 16 et 17 jan - 20:30 - Rixensart
- 23 jan - 20:30 - CC Huy (Av. Delchambre,7a - 085/235318)
- 24 jan - CC Malmedy
- 30 et 31 jan - 10:00 - La Louvière - Théâtre de La Louvière (Place Communale)
- 6 fév à 13:00 ET à 20:15 - Marche - Maison de la Culture Famenne-Ardenne - (74, ch de l’Ourthe)
- 7 fév - 20:30 - Trois-Pont - Espace Culturel de Trois-Ponts - (9 rue Traverse)
- 13 fév - 20:00 - CC Nivelles - Rotary Club de Nivelles - (Place Albert 1er)
- 14 fév - CC Gembloux
- du 20 au 24 fév - 20:30 - Espace Delvaux - (Place Keym Boistfort Bruxelles)

Dans Ficelles de janvier 2009 à mars 2010 !
-  15/01 Strépy Braquegnies
-  01/02 Seraing
-  14 & 21/02 CC Jacques Franck à Bruxelles
-  15/03 Thimister
-  22/03 Waremme
-  05/04 Les Chiroux à Liège
-  09/05 La Montagne Magique à Bruxelles
-  18/10 Rixensart
-  28/10 Les Chiroux à Liège
-  13/12 La Roseraie à Uccle
-  27/12 Marche
-  03/01/10 Theux
-  09/01/10 CC Braine l’Alleud
-  20/03 Verviers

[1] Badineries a été repris de nombreuses fois puisqu’une dernière version a été présentée en 2003 !

[2] Spectacles à l’École est l’équivalent de l’aide aux tournées Art et Vie

[3] Chambre des Théâtres pour l’Enfance et la Jeunesse

[4] 1994-1995

[5] Vincent Raoult est inscrit à la SACD comme auteur ET compositeur de musiques de scène

[6] 1996-1997

[7] Le 28 jan. au CC d’Uccle, 2 > 6 fév. au Bouche-à-Oreilles, le 12 mars à l’Acte3 de Braine l’Alleud et ensuite plusieurs dates en automne avant la reprise aux Riches Claires... Agenda

 

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