Une Idole qui vole en éclats...de rire

Comme un caméléon, elle change rapidement de look et incarne différents membres de l’entourage de la chanteuse. Voulant imposer SA vérité, sa soeur laisse percer sa prétention dans ses démystifications. Son manager, Freddy Sirocco, ulcéré par les ragots sur sa vie privée, refuse de descendre sur le plateau. Tyrannisée par un mari qui la bombarde de "Ta gueule, connasse !", sa mère n’ose pas participer à l’émission. Quant à l’organisatrice de la mort en scène, elle nous sidère par son cynisme. D’autres portraits sont moins féroces comme celui de l’habilleuse au coeur d’or ou de la plantureuse Yougoslave, qui profite du retour en grâce des femmes bien en chair. A l’instar de la star, elle a du gRRRas. Zidani se sert malicieusement de ses formes pour combattre la dictature des "planches à pain". En revanche, la crise de désespoir de la vedette, larguée par son Américain, manque d’originalité.

"Fabuleuse étoile" confronte la soeur de Stéphanie à des journalistes, représentés par des mannequins sans tête et pratiquement sans texte. Leur conversation se limite, en effet, à des pétarades de "tout à fait" et d’ "absolument". Gag qui ridiculise la complaisance de mise, dans pas mal de talk-shows. Malheureusement, comme le tournage de l’émission s’interrompt puis reprend, plusieurs fois, le spectacle piétine. On se lasse de voir entrer et sortir de scène les perroquets sur roulettes et d’entendre les mêmes approbations.

Patrick Chaboud et sa complice ont eu l’excellente idée d’imbriquer dans l’émission plusieurs extraits filmés. Les pseudo-images d’archives (Stéphanie en famille, à ses débuts ; édition spéciale du J.T.,...) sont cocasses et sonnent juste. Un bémol cependant : la voix crispante qui encadre ces séquences. Peut-on imaginer une présentatrice de la télé articulant comme une vieille institutrice ? Les clips de plusieurs tubes de Stéphanie Jacques sont jubilatoires. On rit, bien sûr, de la platitude des paroles comme : "Quand tu vas revenir, je n’aurai rien à dire. Je serai là devant toi, je me sentirai rougir." et du pastiche des Clodettes. Mais on admire aussi l’aisance de Zidani. Elle prend un tel plaisir à chanter qu’on en redemande.

A un moment où certaines chaînes de télévision formatent à qui mieux mieux des "stars kleenex", il est utile de dénoncer les pièges de la célébrité. Ce spectacle le fait , avec un humour décapant, en stigmatisant le besoin de reconnaissance, la fragilité de la star, prisonnière de son image, et la déstabilisation de ses proches, qui vivent par procuration.. Mais il ne se prend pas au sérieux. C’est un show marrant, tonique, électrisé par la vitalité de Zidani. Quelle bête de scène !

Jean Campion
 

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