Nicolas Buysse

Namurois de naissance, enthousiaste et dynamique, Nicolas Buysse nous parle de l’importance qu’ont eu les Ados de l’Impro et le TAPS (vous connaissez ?) dans sa formation, avant qu’il n’entre au Conservatoire de Liège. Il nous parle aussi de Namur bien sûr, de L’Abonnement, de ses expériences et de ses projets en tant que comédien et nouvelle recrue de la LIB.

Puisque tu m’avais dit que c’est un bon souvenir de jeunesse, si tu veux bien, on va commencer par parler des Ados de l’Impro.

Oui, on était toute une petite bande d’ados de 15-16 ans à suivre ces stages des Ados de l’Impro. C’était organisé par la LIB, la Ligue professionnelle, et ils avaient décidé de lancer cela dans plusieurs villes, notamment à Bruxelles et Namur. Et ça a rassemblé pas mal de jeunes qui avaient un goût certain pour le théâtre. À Namur, nous étions déjà toute une bande de copains d’humanités : certains comme Sébastien et Marie-Noëlle Hébrant , étaient déjà dans une académie, moi j’avais suivi des stages de théâtre privé avec Philippe Vauchel, mais c’est vraiment les Ados de l’Impro qui nous a donné un nouveau moyen d’expression… En tout cas en ce qui me concerne, c’est cela qui m’a donné l’envie de continuer dans ce métier.

Les Ados de l’Impro cela n’existe plus ?

Non et je pense que c’est dommage parce qu’on avait la chance pour une fois d’être coachés d’être animés par des professionnels, ce qui n’est pas toujours le cas. On avait des gens comme Gudule, Jean-Marc Cuvelier, Caroline, Victor Schaeffer qui se déplaçaient à Namur pour donner ces 2 heures 30 de stage par semaine. Pour nous c’était un chance énorme.

Qu’est-ce que les Ados de l’Impro t’ont apporté ?

C’est apprendre à se désinhiber, apprendre à mettre son orgueil de côté, à redevenir tout simple. Voilà : apprendre à jouer avec ce qu’on est. En impro, il n’y a pas de texte pour se cacher, il n’y a pas de costume, c’est vraiment nous. Je pense que cela apprend à se découvrir soi-même, à se faire confiance aussi, parce qu’on voit qu’on peut faire rire à certains moments, et émouvoir à d’autres. On apprend finalement que tout au long de notre vie, c’est quand même notre corps et ce qu’on est qu’on va retrouver - que ce soit dans un Molière, dans un Feydeau, ou un Tchekhov, ça va quand même partir de nous. Et en impro, ça part tout le temps de nous. Donc, je trouve que c’est une grande mise en confiance.

Bien après Sébastien et Marie-Noëlle, tu t’es décidé à faire le stage pour entrer à la Ligue et tu as été sélectionné comme nouvelle recrue...

Oui, ce sera ma première saison. Je dois dire qu’après avoir fait le Conservatoire, l’impro ne m’a plus intéressé… ou alors j’avais peut-être un petit peu peur par rapport à cela. Ce sont de grand amis du métier comme Frédérick Haùgness, les Hébrant ou Laurent Renard qui m’ont motivé, qui m’ont poussé à faire le stage et effectivement, ils ne se sont pas trompés. Je n’ai pas encore fait de match - vu que la saison commence mi-janvier - mais on s’amuse comme des fous à l’entraînement et c’est un apport extraordinaire par rapport à tout ce qu’on vit lors de répétitions dans des théâtres classiques.

Dans Cravate Club que tu joues présentement au Théâtre de la Toison d’Or, tu es un seul et même personnage mais qui passe continuellement d’une émotion (amitié, tendresse,sympathie) à une autre (incompréhension, révolte voire colère) ? Est-ce qu’il y a un rapport avec le fait qu’en impro, on passe souvent très vite d’une émotion à une autre, d’un personnage à un autre dans ces courtes saynètes ? Y a-t-il une différence avec ce qu’on peut apprendre en académie ?

Je ne pense pas qu’on apprend les émotions à l’impro. Ça c’est vraiment le métier du comédien qu’on apprend à l’école. Par contre, on peut les exploiter en improvisation très souvent et très régulièrement. Je dirais plutôt que l’impro est une mise en pratique ludique de tout cela et qui permet en tout cas d’essayer des choses. Maintenant pour trouver les émotions justes, c’est plutôt par l’observation de ce que je peux vivre moi-même dans la vie, ou ce que peut vivre mon entourage qui m’aide plus pour trouver cette palette d’émotions. Alors, merci, c’est un très beau compliment. Il faut souligner aussi le travail du metteur en scène aussi qui si elle n’était pas là … C’est là aussi toute la raison d’être d’un metteur en scène, c’est de pouvoir nous faire découvrir cette palette. Je pense que, si nous comédiens, on était livrés à nous-mêmes on aurait tendance à rester dans une seule émotion qu’on maîtrise, alors que le but justement c’est de les faire varier et de ne pas être trop linéaire.

Ce metteur en scène que tu ne nommes pas est précisément la Directrice du TTO : Nathalie Uffner. Est-ce que vous aviez vu le film pour votre travail avec elle ?

Ça a d’abord été une pièce qui a tellement bien fonctionné que c’est devenu un film. On a vu des extraits du DVD de la pièce de théâtre mais seulement un mois après avoir commencé les répétitions, donc ça ne pouvait plus influencer le travail. C’était vraiment de la curiosité, et de toute façon, on a abordé le travail de manière très différente avec Nathalie. On a essayé de ne pas aller à l’effet, de ne pas faire un spectacle comique, mais de jouer vraiment ce qui se passe entre ces 2 personnages...

Ce qui est amusant c’est que Philippe (Résimont) et moi on est amis dans la vie et qu’on joue les rôles de ces 2 amis-là. Et puis j’ai 3 enfants comme Bernard et Philippe est célibataire comme Adrien, et lorsque je téléphone à ma fille, je me surprends à lui parler comme Bernard… ça fait marrer Philippe ! Le spectacle n’est jamais le même d’un soir à l’autre, on peut commencer à se permettre des ruptures et des changements de rythme sans changer le ton ou le rythme général de la pièce et cela est sans doute facilité par le fait qu’on n’est que 2 sur scène.. C’est d’ailleurs mon premier spectacle en duo. J’ai eu très peu d’expérience comme celle-ci, où j’ai pu ressentir une telle liberté. On se laisse porter et on se laisse vivre par le moment, par ce qui se passe, par le public aussi. On sent très fort dans quel état d’esprit se trouve une salle, le soir on peut jouer avec ça et c’est vraiment jouissif.

Il y a des pièces très fortes après lesquelles on doit décompresser, mais j’ai l’impression que celle-ci libère et qu’on se sent vraiment bien après, non ?

C’est vrai, c’est comme un grand moment de respiration dans ma vie de comédien, je ne peux pas expliquer pourquoi. Et c’est vrai aussi que dans cet autre projet écrit et mis en scène par Jean-Michel Frère : Kermesse, le sujet fait que le retour sur terre est plus difficile. Ce spectacle - qu’on a joué à Namur avec Janine Godinas, Philippe Vauchel, Ingrid Heiderscheidt, Anne Sylvain, Chazam, et Serge Demoulin et qui repart en tournée l’été prochain - me tient beaucoup à cœur : c’est une Kermesse aux Fleurs d’un quartier, organisée par le comité des fêtes du Pêchereux. Le comité de quartier ce sont les comédiens, et alors on accueille les gens comme s’ils habitaient dans le quartier du Pêchereux. C’est un spectacle itinérant qui ne se joue pas dans des salles, mais sur des places de village, ou dans des lieux comme le Grand Manège à Namur ou les Halles de Schaarbeek. Le spectacle est à la fois assez hybride et fantastique.

Je ne vais pas m’étendre sur ton CV puisque tu as un site, mais j’y ai vu que tu enchaînes avec un rôle dans L’emmerdeur, qui est aussi une pièce dont on a tiré un film…

Oui je fais les reprises théâtrales belges. Je suis – c’est comique - ce qu’on appelle un 2e ou un 3e choix (rires) et je dis cela avec beaucoup d’enthousiasme parce que bientôt je serai 1er choix, (rires) mais c’est vrai que souvent je remplace un remplaçant pris ailleurs et j’ai beaucoup de rôles grâce à ça (rires). Dans L’emmerdeur, j’ai la chance de travailler avec deux grosses pointures : Daniel Hanssens et Pascal Racan et j’ai un peu l’impression de me retrouver au Conservatoire, parce que j’apprends tout le temps. On réapprend toujours et toujours Daniel qui a fait la mise en scène est un maître de la comédie et c’est un bonheur total - quoiqu’en dise certains détracteurs – de travailler une comédie. Tout est tellement calculé, préparé, c’est un tel travail d’orfèvre que ça en devient un plaisir une fois qu’on l’a dépassé. On se rend compte, combien l’art de monter une comédie comme ils le font, est finalement difficile. Ça demande d’être très rigoureux, à la limite bien plus que dans un Tchékhov

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Nicolas à Villers-la-Ville

En parlant de Racan, tu t’es retrouvé aussi sur le plateau de Dracula avec lui à Villers la Ville. Un nouvelle expérience que cette grosse production ? J’ai adoré travailler à Villers. On a peu l’occasion, en tant que comédien en Belgique, de participer à des grands spectacles – presque des shows. Les moyens sont plus importants, les conditions sont plus difficiles et ça demande un investissement fou du comédien. C’est le plein air, il y a beaucoup de monde. Il y a bien sûr une direction d’acteurs, mais il faut faire vivre un plateau gigantesque, là c’est plutôt des images, comme du cinéma en direct ou du théâtre en cinémascope comme dit Bruno (Bulté). Le challenge à Villers est de faire passer les émotions et pour cela il faut de très grands directeurs d’acteurs. Il n’y a pas que les ruines, il y a aussi le comédien et il faut donc dépasser le « son et lumières » à Villers.

J’aimerais que tu me parles de Namur et de ce qui s’y passe au niveau théâtral.

Il y a un vivier créatif formidable à Namur, j’étais en stage de théâtre avec Cécile de France, il y a les Hébrant et, bien entendu, Benoît Mariage, Benoît Poelvoorde etc. et on nous a souvent posé la question du pourquoi et on a donc essayé de trouver une réponse commune. Eh oui, il y a effectivement quelque chose de formidable qui a été créé à Namur au niveau provincial, c’est le TAPS. Le TAPS a été créé il y a plus de 20 ans par Bruno Belvaux (le frère des cinéastes Lucas et Rémy Belvaux). et plusieurs générations de comédiens sont passés par ces stages de formation théâtrale pour amateurs… mais avec un encadrement de qualité donné par des professionnels qui sont payés par la Province ! Et Bruno Belvaux s’est battu pour cela. Disons que ce sont des stages qui partant d’un projet commun entre élèves et professeur aboutiront à un spectacle. Personnellement, j’ai eu la chance de faire des spectacles avec Philippe Vauchel et Jean-Michel Frère. On se retrouvait pendant toute une année avec ces professionnels qui, étant payés pour cela, peuvent nous assister et faire du travail de grande qualité. Tout au long de nos humanités classiques pas pendant un an, mais 2, 3 ou 4 ans, on a pu suivre ces stages et donc se former. Voilà la particularité et sans doute la raison de ce vivier dans le Namurois : Namur est la seule province à avoir créé un organisme reconnu et subsidié avec 2 personnes qui travaillent à temps plein. Cela permet à des jeunes de s’inscrire gratuitement à des stages, de les suivre tout au long de l’année, sans devoir nécessairement suivre une filière plus classique du genre académie. Le TAPS a suscité des vocations pour certains, pour d’autres c’est resté le plaisir de faire du théâtre en amateurs. Et à cela, sont venus se greffer les Ados de l’Impro, donc c’était la cerise sur le gâteau, on avait une palette de formations qui ne coûtaient rien puisque c’était payé par la province. Cela permettait de susciter un imaginaire, une envie artistique de créer, de poursuivre cette voie pour en faire éventuellement un métier

Et ça existe encore ?

Parfaitement, maintenant le TAPS nous propose parfois de venir encadrer des jeunes de 12-15 ans. Il font un travail formidable, et même pour les adultes parce que ça sort des filières classiques et il faut de l’argent pour payer des comédiens. Donc la grande chance, c’est d’avoir des personnes qui sont actives dans le métier comme, par exemple, Michaël Delaunoy. Ils ont différents lieux de stage comme la Maison de la Culture ou le Théâtre Royal. On choisit un projet avec un metteur en scène qui dit par exemple : on va présenter un spectacle dans un an et demi et puis on fixe les stages : c’est parfois une semaine à Noël ou à Pâques, c’est parfois 2 samedis par mois tout au long de l’année. Donc on travaille par projet avec des groupes définis qui s’inscrivent jusqu’à la fin dudit projet. Quand j’avais 16-17 ans, j’ai pu faire un spectacle magnifique sur les ados qui s’appelait Voilà Quoi. On a travaillé pendant 2 ans sur ce projet avec Philippe Vauchel et Benoît Van Dorslaer et cela a été joué plus d’un mois devant plus de 4000 ados de toute la province. C’est donc grâce au TAPS et aux Ados de l’Impro que j’ai eu envie de faire ce métier, de nouveau parce que cela sort des schémas classiques qui sont un peu austères. Quand on est ado, on a plus envie de faire un projet abouti plutôt que de travailler une saynète par-ci par-là, on a envie de rencontrer des gens qui sont sur les planches le soir.

Et au point de vue du public, y a-t-il des différences ?

Ah oui, le public namurois est très difficile. Étant Namurois j’ose le dire, ça reste quand même une ville assez embourgeoisée. Il y a des gens qui vont au théâtre pour aller au théâtre sans même savoir ce qu’ils vont aller voir par exemple. Madame a pris un abonnement et voilà. Il faut aller les chercher, c’est connu dans le métier que c’est un public plus difficile qui manque parfois un peu de simplicité. Peut-être un peu plus lent, comme la Meuse qui coule doucement … Ça n’engage que moi évidemment.

Qu’est-ce que c’est que ton investissement dans lAbonnement ?

Je suis un des 2 créateurs de lAbonnement, parce que quand j’étais au Conservatoire à Liège, des amis bruxellois me disaient : Puisque tu t’intéresses au théâtre, est-ce que tu peux nous choisir 4-5 chouettes pièces à aller voir ? Donc au début on avait un petit groupe d’une cinquantaine d’étudiants, puis ils ont été 100 et puis 150. Finalement ces étudiants entraient dans la vie active et voulaient que je continue. C’est alors qu’un de mes meilleurs amis qui a fait le Conservatoire avec moi, Gabriel Alloing - mais qui avait fait Ingénieur civil avant - m’a dit : C’est un super concept et à deux, on a créé L’abonnement. Le principe c’est de ne jamais aller 2 x dans un même lieu sur l’année. Donc on fait un choix de 18 pièces, mais 18 lieux différents et là les personnes font leur marché comme ils veulent. S’ils ne veulent que du classique, ils n’iront voir que du classique. On s’est très vite rendu compte que cela correspondait à une forte attente d’une certaine partie du public et voilà, ça fait 10 ans que ça dure maintenant, que ça n’arrête pas de progresser et que les gens sont ravis de la formule, aujourd’hui ils sont presque 1600.

Vous en êtes les créateurs, mais ce n’est plus vous qui vous en occupez ?

Si, si. On est les créateurs, mais on s’en occupe encore. On a engagé quelqu’un qui travaille à mi-temps. Le principe, c’est de réduire les frais. Tout fonctionne par internet. Donc les gens s’inscrivent, payent, automatiquement reçoivent leurs tickets comme pour des tickets d’avion et ils peuvent imprimer chez eux. Ils arrivent à l’entrée des théâtres le soir dit et là on a des jobistes-étudiants qui font l’accueil et qui, en échange de leurs bons, remettent les tickets d’entrée. C’est donc très simple. Il y a fort peu de frais structurels, donc ça permet de réduire fortement le prix des abonnements pour les gens. On a des prix de gros puisqu’on peut ainsi commander 8 à 900 places pour chaque pièce… Et pour les “abonnés”, ça leur fait un gain de 30 à 40%. Il y a aussi un point dont j’aimerais parler c’est l’importance des professeurs que j’ai eus au Conservatoire (de Liège) et des moments magiques qui me restent dans mon apprentissage de comédien. J’ai eu des professeurs complètement remarquables : Michaël Delaunoy, Jean-Michel Frère, Anne Claire, Serge Demoulin, Christine Delmotte qui sont des pédagogues talentueux et ouverts sur l’avenir de chaque comédien, c’est-à-dire qu’ils ne nous formatent pas dans UN style. Ils nous orientent et ils nous apprennent au cas par cas et je trouve qu’on n’en parle pas assez, parce qu’ils n’ont pas de statut hybride. En tout cas, à l’époque, c’étaient des chargés de cours avec une espèce de statut hybride. Et ce sont des gens passionnés qui se battent année après année à former de nouveaux étudiants qui arrivent en première. Il faut nous ouvrir les yeux, susciter l’éveil et l’intérêt et le respect pour le travail des autres Voilà ce que ça va être. Il se fait que quand on sort après, chacun trace sa voie. J’ai eu aussi Monique Donnay qui était une toute grande comédienne belge. J’adorais. C’est un professeur qui m’a bouleversé. Et c’est vrai que quand on rentre dans le parcours professionnel on est vite pris pour ce qu’on est et finalement, le Conservatoire c’est encore le lieu de la recherche. Et souvent je repense à tout cela, non pas avec nostalgie, mais comme quelque chose de formidable… je repense souvent à la chance que j’ai eue d’avoir pu travailler avec eux !

Toi qui a fait le Conservatoire de Liège et qui travaille beaucoup sur Bruxelles, est-ce que tu vois des différences notoires d’école avec ceux qui sortent des écoles Bruxelloises ou de l’IAD par exemple.

Non, il y a tellement de mouvement dans toutes ces écoles. Chaque école dépend vraiment des pédagogues qui y ont été attachés pendant l’année. Je ressens beaucoup de joie à découvrir d’autres personnalités venant d’autres écoles avec d’autres techniques et surtout de pouvoir partager tout ça au niveau professionnel et de continuer à apprendre tout le temps. Je n’ai pas fini d’apprendre et, j’en reviens à parler de la Ligue d’impro : lorsque je viens aux entraînements, je rencontre les autres comédiens qui viennent d’horizons différents et justement, je me faisais la réflexion l’autre jour, que c’est vraiment chouette d’avoir des ateliers comme celui-ci – souvent on n’en a plus l’occasion ou le temps - où on peut retravailler en tant que comédien. Et lorsque j’arrive avec mon petit sac et mon training, je retrouve un peu cette ambiance que j’avais au Conservatoire sur les bancs de l’école et ce stage tombe comme par magie. Il nous permet de travailler, de nous remettre en question… il est en dehors de projets où on doit avoir quelque chose à montrer, où il faut un résultat, dans un mois et demi il y a une première…. Ici on n’attend pas de résultat pour une date fixe. Quand on fait des ateliers d’impro, c’est vraiment de la recherche, on continue à avancer en gardant ce côté ludique. Et ça, ça me manquait ! Et je ne savais pas que ça allait m’apporter autant de bonheur maintenant. Ça, je suis content de l’avoir dit parce que c’est important ! Tu ris, mais il y a peu de lieux où l’on peut se retrouver en dehors des moments de travail. Ou alors on va voir des copains jouer et l’on se retrouve au café et on parle de la pièce : Oui c’était bien ou C’était pas bien ou alors, Je ne comprends pas pourquoi il a mis en scène comme ça. Je ne t’ai pas senti assez vrai, non je t’ai déjà vu beaucoup mieux … finalement on s’en fout un peu, une fois que le travail a été fait.

C’est important la mise en scène ? Qu’est-ce qui est plus important, la mise en scène ou la direction d’acteur ?

Je dirais que l’un ne va pas sans l’autre mais j’adore les directeurs d’acteurs. J’adore, j’adore, j’adore… Parce que finalement la mise en scène vient toute seule quand l’acteur est bien dirigé, quoi qu’on fasse, quelle que soit la mise en place. Le plus important c’est la direction d’acteur, ça je l’ai bien compris avec des gens comme Michaël Delaunoy, Jean-Michel Frère ou Adrian Brine avec qui j’ai travaillé sur Lunes de Miel l’année dernière. Ce sont des personnalités formidables parce que l’important n’est pas une mise en place, l’important est un rapport vrai, quels sont les rapports entre ces personnages et comment - avec ce que je suis - le faire passer. Pour moi, c’est fondamental. C’est là qu’est le travail. Après la mise en scène ce sont des trouvailles, c’est un travail avec le scénographe, le jeu de lumières. Ça accompagne. Heureusement qu’il y a ça en plus. Mais je pense que ce qui est primordial quand on a un texte c’est le rapport entre les humains, entre l’homme, la femme et comment on va le jouer. Parce que tu peux aussi avoir rien que des faiseurs… des mises en scène avec des plateaux, des effets, de la pluie et puis pour eux la substance de la pièce qui ne vient qu’au 2ème plan. Donc OUI c’est la direction d’acteurs !

Merci Nicolas

Cravate Club au Théâtre de la Toison d’Or jusqu’au 1/12/2007

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