Mathilde Mazabrard et Bénédicte Philippon

Pour la rentrée de la saison théâtrale 2008-2009, ces deux jeunes comédiennes bourrées de talent, ont écrit et jouent Labyrinthus Females, un spectacle créé par des femmes sur les femmes pour les hommes et les femmes.

Mathilde, Bénédicte, qui êtes-vous ?

Mathilde (à gauche) : J’ai 28 ans, je suis Française…

Bénédicte (à droite) : Moi, je suis Belge, j’ai 23 ans. Je suis rentrée au Conservatoire Royal de Bruxelles après mes humanités, à 18 ans.

Mathilde : Avant le Conservatoire de Bruxelles, j’ai étudié les lettres modernes et le piano en France. Je suis venue en Belgique pour le théâtre. J’aime beaucoup ce pays !

Ta maman te manque ?

M : Elle vient me voir jouer vendredi !

Quelle est la genèse de Labyrinthus Females ?

B : Nous avions, il y a 2 ans, au Conservatoire, un cours de marketing pour lequel il fallait rendre, en fin d’année, un projet théâtral. Le thème était « le labyrinthe ». Nous avons donc décidé de collaborer.

M : On voulait toutes les deux écrire sur les femmes. Le jour même, le premier texte était créé.

Pourquoi parler des femmes aujourd’hui ?

M : Ce spectacle est à la fois un hommage aux femmes, mais aussi un exutoire des coups de cœur et des coups de gueule adressés aux femmes et aux hommes.

B : La femme est actuellement un symbole de pureté, mais également l’objet de moqueries.

Comment s’est passé votre collaboration dans l’écriture ? M : En général, nous faisions un ping-pong avec les textes : l’une fait la première mouture, l’autre complète, corrige et ainsi de suite. On échange le travail, mais il y a également des textes personnels.

Au moment de l’écriture, vous imaginez-vous la manière d’interpréter ces textes ?

B : Oui. Parfois, j’écrivais un texte et je m’imaginais l’interpréter. Rosalie Vandepoortaele, notre metteur en scène émérite, me demandait alors un jeu complètement contraire. J’étais surprise de voir combien le propos du texte s’en trouvait renforcé.

M : Chaque place est bien définie. Lorsque l’écriture est terminée, tu deviens comédienne. Ton rapport au texte est différent. Tu fais confiance au metteur en scène.

Vous avez joué Labyrinthus Females à La Clarencière et dans divers festivals. Le spectacle évolue-t-il au fil des représentations ?

B : Oui, nous avons ajouté 5 textes.

Pourquoi ?

M : Au départ, le spectacle durait 50-55 minutes. Aujourd’hui, il fait une heure quart.

B : Il n’était pas assez long.

M : Des spectateurs nous disaient lors des premières représentations qu’ils seraient bien restés une demi-heure en plus !

Vous avez une baignoire sur scène…

B : C’est Rosalie ! Dès la première répétition, elle en a eu l’idée.

M : Cette baignoire est tour à tour un lit, un canapé, une cuve, un berceau.

Quels sont vos projets ?

M : Je prépare une mise en scène depuis deux ans. La production est difficile donc, je préfère rester prudente et ne rien dévoiler pour le moment. J’ai très envie de faire de la mise en scène et d’écrire pour le cinéma. En fait je veux faire des expériences.

Quel genre préfères-tu au cinéma ?

M : J’aime beaucoup l’univers du réalisateur danois Lars von Trier. Il ne s’encombre pas de choses réalistes. Dogville est une performance parce qu’il n’est réalisé qu’avec des bruitages, des décors minimalistes et un marquage du sol. Dans Le Direktør (Direktøren for det hele) , il met en place l’automavision. Une caméra est branchée à un logiciel qui établit le cadre et l’axe de celle-ci. L’acteur n’est plus au premier plan. Ce film est l’unique comédie de Lars von Trier. C’est terrible !

Et pour toi Bénédicte, quels sont tes projets ?

B : J’écris beaucoup. Pour le moment, je travaille à une pièce. L’histoire se déroule dans le futur. Il y a eu une révolution féminine. Les femmes ont tué tous les hommes.

Ça s’appelle comment ?

B : J’hésite entre « Les Veuves Noires » ou « Ni Dieux ni Hommes ». J’ai également écrit un scénario de film mêlant comédie et science-fiction. Mais, comme pour Mathilde, je dois structurer les coûts. J’aime beaucoup écrire les Nouvelles. J’ai écrit un recueil « Le Labyrinthe de Faust et Autres Histoires ». C’est aussi de la science-fiction. J’aime l’univers magique, surnaturel.

Tu as écrit et mis en scène Le Fils la saison dernière à La Clarencière. Comment as-tu géré les deux fonctions ?

B : Il m’arrivait d’avoir peur de manquer d’objectivité. L’avantage de délégué la mise en scène c’est qu’on reçoit une autre vision. J’aime être bousculée. Je viens de terminer une pièce qui s’appelle « La Reine ». J’aimerais qu’Yves Claessens la mette en scène. Et s’il n’est pas d’accord, je lui en écrirai d’autres !!!

Tu es très productive ! Quelles sont tes sources d’inspiration ?

B : L’ Être Humain, parce qu’il est capable du meilleur comme du pire ! Le genre surnaturel me plait car tout me semble possible. J’aime le mystère. L’écriture est mon moteur. J’y suis accrochée.

Pour en savoir plus sur Labyrinthus Females voir document annexé : Sur la dramaturgie et aussi l’avis d’un critique… Mais pour vous faire votre propre avis (et surtout pour votre plaisir !) vous pourrez applaudir Labyrinthus Females du 30 septembre au 11 octobre 2008 à

- La Samaritaine, 16 rue de la Samaritaine, 1000 Bruxelles
- Réservations au 02/511 33 95

Propos recueillis par Lauranne Winant et France Pinson, octobre 2008.

 

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