Florence Roux

Florence RouxPeux – tu me dire quelques mots concernant ta « trajectoire » ?

Je suis entrée à l’académie d’Anderlecht à l’âge de 10 ans et j’y ai suivi les cours de diction et déclamation avec Jean Hayet et Karin Rochat. Ensuite, vers l’âge de 16 ans, j’ai rejoint une troupe de comédiens amateurs.

A 22 ans, je suis rentrée au conservatoire dans la classe de Bernard Marbaix avec comme professeur Hélène Theunissen. J’ai beaucoup aimé travaillé avec elle, elle m’a apporté la technique nécessaire.

De plus, elle ouvre l’imaginaire, élément fondamental du métier de comédien.

Tu es sortie en juin 2003 du conservatoire, c’est à dire récemment… Comment se sont passés les mois qui ont suivi ?

La sortie du conservatoire est toujours assez difficile. On se retrouve face à une certaine réalité du métier de comédien…la première chose que j’ai faite a été de m’inscrire au chômage…et d’envoyer le plus possible de CV…

As-tu des projets pour cette année ?

Je participerai peut être à un spectacle musical à l’Eden à Charleroi mais rien est sûr car cela dépend des subsides qui seront accordés.

Sinon, j’écris, je compose des musiques et je chante. J’aimerais créer quelque chose mais je ne sais pas le temps qu’il faudra pour que je me lance dans un projet concret.

En même temps, j’aimerais créer une ASBL avec un groupe d’amis comédiens mais je trouve que nous ne sommes pas assez informés, au conservatoire, en ce qui concerne l’aspect « matériel » et financier du métier. Nous sortons sans savoir comment créer une ASBL, sans connaître les possibilités de financement d’une création…Nous savons qu’il existe des structures qui pourraient nous renseigner mais nous ne recevons pas d’informations concrètes les concernant. Je trouve qu’il y a des changements qui doivent se faire à ce niveau au conservatoire. Il faudrait introduire un cursus concernant ces questions.

Tu répètes en ce moment à la Toison d’or… Peux – tu m’en parler ?

Il s’agit de mon seul spectacle officiel pour cette année.

Le café – théâtre de la Toison d’or permet à de jeunes projets de s’exprimer les lundis et dimanches. Ces propositions sont gérées par l’ASBL : « Laizex de Mont – Jules ». Cette ASBl est composée d’anciens élèves du conservatoire. Ces élèves, que nous connaissions par le biais du conservatoire, nous ont proposés à moi et à 7 autres comédiens de leur présenter un projet de spectacle.

Quel est ce projet ?

Le spectacle se nomme « Palace, velours et décadence ». Nous avions travaillé des textes de Jean-Michel Ribes au conservatoire.

Nous avons donc décidé de choisir quelques textes de lui et de les mettre en scène.

Après la détermination du contenu du spectacle, nous avons choisi un metteur en scène : Benoît Van Dorslaer, comédien qui a travaillé avec Frédéric Dussenne.

Il s’agit de sa première mise en scène officielle. [1]

Florence RouxPeux – tu me brosser le portrait du spectacle ?

Comme le titre l’indique, la mise en scène a lieu dans un Palace de type bourgeois. Quatre comédiens jouent le rôle des clients de ce Palace et les quatre autres incarnent le personnel.

Ce qui est particulier dans cette mise en scène, c’est qu’il n’y a pas de séparation scène-salle. Les spectateurs sont donc intégrés également comme des clients. Le personnel doit se charger de la « bichonner » : nous leur offrons des coupes de champagne, des massages…

L’autre particularité est qu’il s’agit d’un Palace à la période de noël. Toute la décoration est basée là dessus. Si nous devions reprendre ce spectacle à Pâques, toute la déco se transformerait !

Au delà de cet aspect esthétique, le spectacle est basé sur un décalage permanent. Les spectateurs sont confrontés à un univers bourgeois mais il y un décalage dans les propos et l’attitudes des personnages par rapport à cet univers de bourgeois.

Ce décalage est dû à la fois à l’écriture et à la mise en scène. Il est créé notamment par l’introduction de chants. Ces chants ont le rôle de lazzis, ils rompent avec une certaine réalité et créent des surprises. La composition musicale a été réalisée par Pascal Charpentier, qui a travaillé également avec Frédéric Dussenne sur Offenbach. Le titre annonce ce décalage : velours pour le côté bourgeois et décadence pour le décalage des personnages.

Quel genre de travail avez –vous réalisé avec Benoît Van Dorslaer ?

Au début, nous avons effectué un travail sur le texte. Benoît Van Dorslaer a introduit une rythmique : il a placé des respirations dans le texte qui doivent être respectées dans le jeu.Ces respirations introduisent des silences qui peuvent varier en durée. En dehors de ces respirations, le texte doit être très fluide et continu.

Une autre particularité du travail réalisé a été le jeu avec les regards : les personnages ne se regardent jamais dans les yeux sauf dans les silences. C’était particulier et difficile à réaliser parce que normalement un comédien doit offrir son regard.

Mais ce jeu du regard colle bien avec le texte : il introduit une hiérarchie au niveau du personnel et incarne cette fausse pudeur qu’entretient le personnel vis à vis des clients.

Propos recueillis par Elodie Vreux

[1] Le spectacle se jouera les lundis et dimanches entre le 15/12 et le 5/1.

 

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