Festival Théâtres Nomades

Théâtres Nomades, L'affiche DLP : Théâtres Nomades, ça a commencé comment ?

L.S. : Par hasard ou presque ! Le projet est né il y a 5 ans, de la rencontre entre la compagnie des Nouveaux Disparus, dont je fais partie, et Joelle Milquet, et surtout d’une envie commune de créer un festival théâtral dans Bruxelles. Cette année-là, tout s’est fait en quelques mois !

Quel est le concept ?

Il s’agit de quatre jours de théâtre en plein air et sous chapiteau, au total 30 compagnies, et une cinquantaine de représentations sur quatre jours, le tout entièrement gratuit. Toute l’année, notre compagnie a pour but d’amener le théâtre vers ceux qui n’y ont pas facilement accès ; "Théâtres Nomades", c’est la démarche complémentaire, à savoir essayer de faire venir les gens au théâtre, de les faire sortir.

Qui vient au festival ?

C’est un public essentiellement bruxellois, familial (surtout le week-end), mais néanmoins très varié. Les flyers sont distribués partout, dans les logements sociaux, auprès des associations avec lesquelles nous travaillons,... On essaie de faire se rencontrer les publics, de démocratiser le théâtre. Ce n’est pas facile, mais c’est tout le défi.

La fréquentation est difficile à quantifier en raison de l’entrée libre, mais si on compte en spectateurs, on en a eu environ 23.000 l’an dernier, et on en attend encore plus cette année. C’est une belle progression quand on sait que la première année, on affichait "seulement" 10.000 spectateurs !

Théâtre Nomade = Théâtre de rue ?

Pas forcément, il y a de tout ! On mélange les genres : cirque, conte, théâtre classique, théâtre de rue, théâtre pour enfants,... Mais il est vrai que les artistes doivent s’adapter aux conditions particulières du parc, ce qui fait que certains spectacles sont joués pour la première fois en plein air chez nous, comme par exemple Sam Touzani cette année.

Le festival n’est-il pas éclipsé par la présence toute proche du Brussels Summer Festival ?

On a eu en effet un peu peur la première année, d’autant plus que la scène du Magic Mirror est installée juste à côté de nous. Mais au final tout se passe très bien, les dates sont réparties de sorte à ne pas se faire de l’ombre mutuellement ; de plus, ils nous font la promo en nous mentionnant dans leur catégorie "Much more", même si nous ne sommes pas officiellement inclus dans leur pass d’entrée. Mais la cohabitation est pacifique, bénéfique même !

Qu’y a-t-il au menu cette année ?

Que du bon : Zidani avec sa "Rentrée d’Arlette", Sam Touzani, Pie Tshibanda. Il y a aussi "La Maroxelloise, agence de voyage", des Nouveaux Disparus. Le dimanche, la Compagnie EnfanTfare propose un spectacle de chorale enfantine qui vaut le détour ; il y aura aussi du burlesque, du cirque... On essaie, autant que possible, de recruter des compagnies belges, mais on a aussi quelques compagnies françaises, les italiens de Senza Che, et une compagnie marocaine. Et - grande première-, le dimanche, on termine en beauté avec une parade participative du public qui sera costumé et grimé, à l’initiative du Magic Land Théâtre. Histoire de changer un peu de la traditionnelle fanfare !

Madame et sa croupe, Cie un de ces 4

Un mot sur le "Fil Sud" ?

Bien sûr ! Comme chaque année, on suit tout au long du festival une thématique "Fil Sud". Cette année c’est la protection de l’environnement qui est à l’honneur : des associations présentes dans le village associatif informeront les visiteurs, et quatre spectacles thématiques sont programmés les samedi et dimanche. On essaie d’intéresser le public au thème choisi de façon ludique, en plus de la simple information. De plus, cette année, une démarche éco-responsable sera appliquée à l’échelle de tout le festival : nous instaurons les gobelets réutilisables, les toilettes sèches pour les artistes, le tri des déchets ainsi que le catering équitable et végétarien pour les artistes. Même chose au bar : boissons bio, équitables et/ou locales.

Et sinon, vous priez les Dieux de la météo pour qu’ils soient cléments cette semaine ?

Rires. Jusqu’ici, on a toujours eu de la chance, ce n’est arrivé qu’une fois en cinq ans qu’il faille annuler un spectacle pour cause de mauvais temps. S’il pleut, il faut parfois décaler un peu les spectacles, modifier les horaires, mais rien de dramatique, le public comprend. De plus, on dispose de deux chapiteaux, d’une tente berbère, et le dimanche, le Théâtre du Parc nous ouvre ses portes.

Le Retour du Capitaine, Cie de la Sonnette

Pourquoi faut-il venir ?

Pour se poser, voir un bon spectacle dans un beau cadre, et passer un bon moment dans une ambiance conviviale et humaine.

Cindya Izzarelli

www.capitaleminuscule.com

Festival Théâtres Nomades, du 18 au 21 août dans le Parc de Bruxelles. Entrée gratuite !

 

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