Daniel Hanssens

Pourquoi le bourgeois et pas une des autres comédies de Molière ?

Je n’ai pas eu le choix. Quand " Bulles production " m’a appelé, ils m’ont proposé le bourgeois. J’ai pensé un moment qu’ils allaient me proposer de le jouer mais la demande s’est orientée vers la mise en scène. J’étais libre et puis je me retrouvais onze ans après dans les lieux où j’avais joué " La mégère apprivoisée " de Shakespeare. Cela ne se refuse pas !

Quels sont les avantages et les inconvénients à la création d’un spectacle en plein air ?

Les inconvénients sont assez évidents. Nous sommes en Belgique et question de météo ? ? ? ? ? Mais il faut y croire et c’est ce que nous faisons. D’un autre côté, il y a un plaisir évident de jouer avec les éléments extérieurs. Un vrai soir, une vrai nuit, le nature, le décor naturel, le château, les moustiques…En ce qui concerne le décor, Xavier Rijs nous a imaginé une aire de jeu qui nous donne d’énormes possibilités. Un plateau de 21 mètres d’ouverture. Je l’ennuie souvent par mes demandes et même si mes interrogations le torturent, il trouve toujours une solution qui nous sied parfaitement.

Qui vous a assisté dans le travail chorégraphique et musical et comment s’est organisée votre collaboration ?

D’abord, j’ai une assistante magnifique : Christel Pedrinelli qui me seconde, me tient la main et me dit tout ce que je dois faire, c’est un peu ma canne, elle règle tous les horaires, elle note tout ce qui manque, tout ce qui doit, elle me donne son avis sur ce qu’elle voit et entend sur le plateau, c’est une aide irremplaçable. En ce qui concerne la musique, " Bulles production " a demandé l’aide de Dominique Jonckheere, qui crée pour cette comédie-ballet toutes les musiques. Il est attentif à toutes les demandes tout comme l’est notre chorégraphe Françoise de Gottal. La collaboration se fait dans un respect des imaginations et des propositions de chacun. On parle beaucoup et souvent. Chacun travaille de son côté et on se retrouve plusieurs semaines après pour voir l’évolution et si nous parlons le même langage.

Certains comédiens ont été vos élèves au conservatoire. Quelles différences y a-t-il entre le Daniel Hanssens pédagogue et le Daniel Hanssens metteur en scène ?

Absolument aucune différence. Je travaille de la même façon, je décortique le texte, je le démonte comme un moteur et je le remonte. Je sais alors comment le faire tourner et je sais aussi jusqu’où je peux le pousser. Evidemment, ici, les moyens me sont donnés, les comédiens comprennent peut-être plus vite ce que je leur demande de part l’accumulation des expériences. Ceci dit, ils ont peut-être aussi plus de manies et de tics que des comédiens apprentis ! Mais la manière d’aborder le travail reste la même. Toute cette aventure demande beaucoup de travail, d’amour et d’étonnement. Mais c’est alors que le plaisir est intense.

D’autres projets pour cette saison ?

A la rentrée, j’aurai le plaisir de jouer " Tartuffe " au Théâtre Royal des Galeries, puis je vais enchaîner avec " La Cruche cassée " de Von Kleist au Théâtre Royal du Parc pour terminer avec " Ornifle " de Anouilh au théâtre Jean Vilar…Il y a aussi un tournage de prévu mais ce n’est pas encore signé donc… ? ? ?

Le mot de la fin

"Il faut se donner les moyens de ses désirs"

 

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