Convives nos amours...

A l’entrée de la grande salle du Varia, réduite à une jauge minimale pour l’occasion, les trois compères nous accueillent avec thé, café et petits gâteaux… « C’est sympa, ça se fait souvent au théâtre ? En tout cas, il devrait… ! » souffle à côté de nous une novice du genre, qui trouve l’idée à son goût…sans penser un moment qu’il s’agit là d’une option de mise en scène ! En effet, le spectacle est tout entier orienté, comme l’indique d’ailleurs explicitement son titre, vers la convivialité, la simplicité. Et ce, tant dans la scénographie, épurée au maximum, pour ne conserver que cet immense abat-jour sous lequel dissertent les comédien tout le long de la pièce, que dans le jeu, réduit pour ainsi dire à une simple conversation. On peut toutefois regretter que ce qui est alors plus une « conférence à bâtons rompus » ne se trouve pas agrémentée de quelques effets de mise en scène, qui pourraient ainsi rompre le rythme relativement uniforme du spectacle et lui donner un relief plus sensuel. Mais c’est ici l’option prise par le collectif pour amener à davantage de proximité avec leurs « convives » d’un soir… et elle se défend tout-à-fait, même si, vers la fin, elle fait paraître un peu long l’ensemble…

Le texte reste malgré tout le clou de cet exposé théâtral… Texte dans lequel il est essentiellement question de sexe, de celui du canard à celui du bonobo, en passant bien sûr par celui de l’homme, subtil ( !?) équilibre entre les deux. Du viril organe de coq à celui de l’âne, il abordera aussi les désirs cannibales d’une société qui ne sait que faire de ses déchets… y compris des déchets humains, cadavres et autres peaux mortes notamment en prenant pour leur grade au passage…

Travailler le texte directement avec l’auteur, pour en faire surgir une forme particulière, adaptée le plus possible au propos, c’est par ailleurs le fer de lance de Transquinquennal. Travail que le collectif réalise donc de façon différente à chaque spectacle. Pour "Convives", ses membres ont décidé d’aborder les questions les plus déroutantes de façon totalement décontractée pendant près d’une heure et demi, abordant tout à la fois « la politique contemporaine et la question de la destruction progressive des capacités de création, passant ainsi du jardinage à l’écologie et du sexe à la politique… ».

Bref, un « melting pot » convivial qui, quoique légèrement imprécis par moment, aborde avec esprit et non sans humour la question de l’homme et de sa condition. A voir donc si vous si vous êtes curieux de vous plonger dans l’univers gastronomico-sexuel et savoureusement transgressif d’Eugène Savitzkaya et celui non moins intelligent mais ici un peu trop sage peut-être, de Transquinquennal.

Isabelle Plumhans
 

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