Catherine Grosjean

Rencontre avec Catherine Grosjean : son actualité : La Défonce ; la fin du ZUT ; ses amis, ses envies au théâtre comme au cinéma… Une comédienne attachante et touchante.

P.S. rajouté le 11/10/2010 : Ce soir, Les Prix de la Critique ont sacré Catherine comme meilleure comédienne de la saison pour son rôle dans La Défonce !!!

Deux mots sur ton parcours ?

Je crois qu’il est assez classique. Voire banal. Comme beaucoup d’ados, je me suis retrouvée en fin d’humanités en me demandant ce que j’allais faire. Il n’y avait rien de concret qui se présentait à moi et le déclencheur a été la pièce qu’on fait en rhéto… J’avais bien fait du dessin, mais le théâtre me semblait l’art qui me correspondait le mieux… j’y prenais beaucoup de plaisir et j’en donnais aussi, parait-il ! Il a ensuite fallu convaincre les parents. Je pense que le fait que l’IAD proposait des études supérieures les rassurait un peu… Et puis l’IAD a bien voulu de moi ! Ouf !...

Tu as de bons souvenirs du début de ta carrière ?

Je ne peux pas dire que j’ai démarré sur les chapeaux de roues ! j’ai un peu ramé comme presque tout le monde, mais c’est normal… Au début, on ne se connait pas très bien, on se cherche, on essaie des choses qui ne sont pas justes… et on passe à côté de soi-même très souvent… Il faut du temps pour connaître ses envies réelles … affiner son outil… Malgré cela, j’ai vécu de chouettes moments à la Ligue d’Impro, même si je n’étais pas tout à fait configurée pour ! Je garde aussi de très bons souvenirs de Temps de Bonheur [1] au Rideau… et des moments inoubliables au Poche dans Disco Pigs [2]… et à l’Infini Théâtre de Dominique Serron, un régal !…

Alors tu t’es retrouvée depuis quelques nombreuses années associée à la grande aventure du ZUT

Oui, c’est une aventure qui a débuté il y a déjà quelques années de cela, lorsque j’ai fais la rencontre de Georges Lini. C’était lors d’une audition pour Le Conte d’Hiver de Shakespeare [3] à l’Infini Théâtre chez Dominique Serron … Comme nous avions apprécié l’un l’autre notre travail, il m’a proposé de jouer dans son Roméo et Juliette. On a fait quelques pièces dans des endroits qui nous ont accueillis plus ou moins bien…mais Georges a eu l’envie d’avoir un lieu à nous où l’on pourrait avoir plus d’espace et de liberté pour créer nos propres projets. C’est donc comme cela qu’il est parti dans l’aventure du ZUT et nous avec…

Qui nous ?

Myriam Youssef, Marine Haulot, Stéphane Fenocchi, Xavier Mailleux, Sophie Penelle … qui sont aussi les piliers du ZUT.

… et Jasmina Douieb

Évidemment !

Et ça continue…

Eh bien La Défonce est la dernière pièce du ZUT.

Tu veux dire la dernière en date ?

Je veux dire que ce sera la dernière pièce qui sera créée par le ZUT à proprement parler. Il y aura toujours les projets de Georges, de Jasmina, de Marine, mais le ZUT termine ici son parcours ! Georges est lassé du manque d’écoute, de la non reconnaissance, du manque d’aide et de soutien au projet. Donc on arrête ce projet-là avant d’être amers.

Alors tu m’expliques ce qui est terminé, puisque vous ne vous n’abandonnez pas pour autant l’idée de travailler ensemble...

On va dire qu’on abandonne l’appellation ZUT, c’est-à-dire une convention, un accord qu’on a trouvé avec le 210 lorsqu’on a dû quitter les murs du ZUT à Molenbeek. On trouvait que le nom n’avait plus de raison d’être dans la manière dont les choses ont évolué. Et bien sûr qu’on va continuer à faire des projets communs.

Avec le 210 ?

Avec le 210 et d’autres lieux, mais ce ne sera plus estampillé ZUT. Restent toujours les mêmes personnes avec les mêmes envies…

Alors l’aventure se termine avec La Défonce, énième pièce québécoise montée par le ZUT qui avait déjà fait la part belle à Wajdi Mouawad entre autres

Oui, La Défonce, du jeune auteur Pascal Chevarie, clôture notre dernière saison ZUT qui aura été une saison majoritairement québécoise. C’est une création mondiale et il va nous faire l’honneur de sa présence et nous accompagner un petit peu pendant le travail. Avec son accord, on a quand même dû adapter quelques termes québécois. Ces québécismes étaient magnifiques, mais ça sonnait un peu trop folklorique en Belgique, on courait le risque de déforcer le propos. Donc après un échange de mails avec Pascal, on est arrivé à une version plus universelle. On a seulement gommé ce qui était trop « loin à comprendre ». Les « sacres » québécois sont très grossiers voire violents , mais ici, ils ont tendance à faire sourire !... Or, La Défonce n’est pas trop souriante !

La Défonce est l’histoire de trois jeunes hommes paumés dans leur campagne, dans leur bois… Des gars qui ont de la misère à vivre. Des gars qui tournent en rond et qui, régulièrement, passent leur temps en cassant des vitres, en buvant, en se droguant, bref en foutant leur vie en l’air. Alors arrive dans ce bled une nana ( une foraine ?) qui a un coup de foudre avec un des gars, mais elle va refuser violemment cette relation parce que, de toute manière, elle va repartir dans un mois puisque c’est ça, sa vie : arriver puis partir... Donc elle préfère ne pas s’attacher. Et lors d’une virée, ils embarquent la fille un peu malgré elle, un peu à cause d’elle… Et il va se passer des horreurs. On imagine trop bien ce qui va se passer, c’est pas vraiment big deal… ils vont démolir un peu plus leurs vies.

Est-ce qu’on peut dire qu’il y a un théâtre de l’horreur, comme il y a des films d’horreur ??

C’est rigolo parce que c’est ce qu’on s’était dit avec cette pièce-là. Ça a un peu l’odeur d’un thriller. Quand j’ai lu le texte la première fois, j’avais vraiment des flashes comme dans Blair Witch Project, genre caméra épaule et très secouée. Beaucoup de violence, des coups qui pleuvent dans du sang. Oui effectivement il y a ce côté thriller mais ce n’est pas du tout un théâtre de genre… Le propos c’est de raconter l’histoire de ces jeunes qui se perdent. C’est une misère humaine qui ne trouve pas la sortie du bois…

Le spectateur reste-t-il dans le noir, ou y a-t-il quelque chose de positif qui se dégage ?

Il y a quelque chose de positif – je l’espère bien – parce que sinon cela n’a pas de raison d’être. On ne va pas raconter des histoires pour plonger les gens encore plus dans la déprime. Donc oui, il y a quelque chose de positif par la force des choses, par le fait même de l’expression de ces jeunes, de leur vision de ce qu’ils ont fait, de la prise de conscience qu’ils ont des actes posés. Qu’ils aient des réponses ou pas. Il n’y a pas la victime d’un côté et les affreux de l’autre … c’est moins con que ça… ça fait réfléchir ! Ça c’est énormément positif !

J’ai vu qu’il y avait aussi des moments où le spectateur rit

Il y a effectivement des moments qui, personnellement, me font penser à certaines scènes du Reservoir Dogs de Tarantino ou à Fargo des frères Cohen. Des sortes de dialogues urgents qui dans certaines situations tragiques, sonnent de façon irrésistiblement burlesque… j’adore ce genre de décalage ! J’aime être surprise à rire là où il faudrait pleurer… et inversement. Ces moments délicieusement absurdes sont autant de bouffées d’oxygène destinées à nous aider à regarder l’horreur. Ce sont des sas de lumière dans le noir… C’est le contraste qui touche…

Et tu as tout de suite sauté à pieds joints dans ce projet ?

J’ai tout de suite sauté à pieds joints dans la fosse ☺… Oui parce que déjà, travailler avec Jasmina est toujours un grand plaisir. J’ai travaillé avec elle plusieurs fois : à La Balsamine, sur un projet de Stanislas Cotton qui s’appelait "La Révolution, et autres petits drames" [4]. Il y a aussi eu La Princesse Maleine au ZUT [5] et aussi Le Cercle de Craie Caucasien [6] pour lequel elle m’a offert Groucha, sur un plateau d’argent si j’ose dire ? Et puis il y a aussi le travail avec mes partenaires, Georges (Lini), Toni (d’Antonio) et Nicolas (Ossowski). J’apprécie ces personnes, j’apprécie leur talent et je ne pouvais pas passer à côté de cela. Et enfin, il y avait mon personnage que Jasmina voyait un peu gothique, punk, rockailleuse… et c’est tout ce que j’aime. (j’ai longtemps hésité entre comédienne et star du rock ☺ ) C’est ce que j’aime faire parce que de toute manière je ne me vois pas jouer les princesses charmantes. Même si j’ai eu l’occasion de jouer “Perdita” dans Le Conte d’Hiver avec Dominique, c’était quand même une “Perdita” un peu décalée.

Puisque tu as plusieurs fois été mise en scène par Georges Lini et par Jasmina Douieb dans le cadre du ZUT, est-ce qu’il y a des points communs et aussi de grosses différences dans leur travail avec les comédiens ?

En fait ils se connaissent depuis longtemps, ils ont fait le Conservatoire ensemble et par le fait même qu’ils sont de la même génération, ils ont effectivement des points communs mais ce ne sont pas du tout les mêmes énergies. Par contre ce que je dirais c’est qu’ils se complètent assez bien et ce n’est pas pour rien qu’ils travaillent souvent ensemble . Ils ont du répondant. L’un amène quelque chose auquel l’autre n’aurait peut-être pas pensé.

Je veux dire ce que toi tu ressens quand tu es mise en scène par l’un ou par l’autre ?

Là où ils se rejoignent, c’est l’importance qu’ils accordent au propos. Il faut que les choses soient dites le plus simplement, le plus directement possible. Il faut que ça passe de la bouche à l’oreille et qu’on comprenne tout de suite de quoi il s’agit. Il n’y a pas de formalisme mal placé de leur part et ils ont le souci de faire comprendre les choses sans tourner autour du pot. Ça c’est leur point commun. Maintenant Georges est quelqu’un de plus instinctif qui fonce avec ses tripes, alors que Jasmina ira peut-être chercher dans l’intellect ou dans ses multiples cultures, pour revenir tous les deux à quelque chose le plus franc et le plus direct possible. Ils empruntent des chemins différents pour aller au même endroit.

Tu disais être gothique, punk…Qu’est-ce que cela veut dire pour toi ?

Eh bien gothique pour moi, c’est marrant parce que j’ai regardé cela de loin il y a quelque temps en surfant sur le net et j’ai compris que le gothique c’était une manière de se défendre du « trop beau », de ce qu’on essaye de nous imposer comme ce qui est beau, ce qui est bien ; c’est-à-dire, qu’il faut être bronzé, avoir l’air d’être en bonne santé, avoir l’air reposé, il faut aller se coucher tôt et donc tout ce qu’on essaie de nous inculquer comme un train de vie qui quelque part n’est pas le seul. Gothique c’est accepter qu’on meure un jour et trouver ça beau. Et peut-être trouver que le sombre, la tristesse a quelque chose de beau. C’est un petit peu une manière, je dirais adolescente, d’être romantique. Maintenant tout ce qui est code vestimentaire et les différentes sortes de gothisme qui existent, ça ne m’intéresse pas plus que ça, mais j’aime bien l’idée du « Non, il y a l’autre côté de la médaille, la face cachée de la lune, il y a le côté sombre de la force »

Peut-être que la sagesse se situe sur la tranche de la médaille : ni un code ni l’autre

Oui c’est ça… mais c’est très difficile de faire tenir une pièce sur la tranche… ☺

Parce que remplacer le rose par le noir, c’est un autre code

☺ Ça c’est le code Barbie !... C’est pour cela que je dis que c’est une manière adolescente d’être romantique parce qu’on en a vite fait le tour aussi du noir et qu’à un moment donné il faut dire que c’est beau aussi le blanc. Dans cet ordre là, ça marche aussi. Mais bon, moi j’ai plutôt tendance à être gris foncé que gris clair.

Tu fais aussi du cinéma

Oui oui oui, j’ai de plus en plus envie de faire du cinéma, mais la Belgique n’est pas l’endroit où c’est le plus facile d’en faire, il me semble. Je suis assez étonnée parce que cette année-ci j’ai participé à 4 tournages, alors que la dernière fois c’était un long il y a 10 ans (ndlr : Pleure pas Germaine) Ensuite plus rien… et puis tout d’un coup ça revient. Il faut dire que je ne me vends pas spécialement bien non plus. Je ne suis pas sur la balle tout le temps.

Et pour n’en citer que 2, cette année-ci, j’ai participé au premier court métrage de Michaël Havenith : La Fin du Monde et celui d’Alice de Vestele et Michael Bier : L’Heure Bleue dans lequel j’ai un rôle plus conséquent, celui de la double vie d’une femme qui donne des soins palliatifs de jour à domicile et qui la nuit …. (voir trailer) (ndlr : Catherine Grosjean vient d’être récompensée avec le prix d’interprétation féminine pour L’Heure Bleue en compétition nationale au 13ème Festival du Court Métrage de Bruxelles)

Quant à Pleure pas Germaine c’était vraiment la grande aventure. C’était un road movie réalisé par Alain de Halleux d’après le livre à succès de l’auteur québécois – encore ! – Claude Jasmin

Existe-t-il un DVD de ce film, ou alors peut-on encore le voir dans des cinémathèques par exemple ?

Ben non. Même si c’est un très chouette film, le film n’a malheureusement pas eu le succès escompté, peut-être parce qu’il n’y avait pas de vedette confirmée au générique, à part Dirk Roofthooft mieux connu en Flandre qu’en Wallonie, et ce malgré qu’il ait quand même remporté le Prix des critiques au Festival du Film de Gand et le Prix du Public au Festival de Mannheim-Heidelberg (Allemagne), en fin d’année 2000.

Alors Cathy maman ?

Oh Cathy maman ça se passe très bien… C’est merveilleux. Pas grand-chose à signaler

À part que ça t’a empêché de reprendre La Cuisine d’Elvis en 2007 [7] !

C’est vrai que c’est un peu frustrant à ce niveau-là, mais c’eût été difficile de jouer une adolescente de 15 ans enceinte jusqu’aux dents. L’aspect positif, c’était de pouvoir voir le spectacle et ça c’était pas banal ! J’ai trouvé que Laure Voglaire a repris le rôle magnifiquement. Il n’empêche que lorsque j’ai appris que je ne pourrais pas le reprendre, ça a fait mal, d’autant que c’était au Poche, un théâtre que j’adore…Mais ça va ! J’ai quand même pu le rejouer à la Toison d’Or cette année !

As-tu des projets pour la prochaine saison ?

Il y aura surtout des reprises en tournée de 2 de nos spectacles : Le Cercle de Craie Caucasien et justement La Cuisine d’Elvis. Je ne sais pas de quoi il en retourne pour d’autres spectacles du ZUT comme par exemple le Porc-Épic mis en scène par Marine Haulot dans lequel j’ai joué cet hiver. Peut-être fera-t-on encore quelque chose avec l’auteur, David Paquet, qui est venu, lui aussi, nous rendre visite lors de la création au ZUT–210, juste après l’avoir créé à Montréal.

Et pour le reste, j’ai plein de projets et il y a plein de gens qui ont des projets pour moi mais qui ne le savent pas encore ☺

Supposons que tu aies un Prix comme le Prix Jacques Huisman et que tu puisses choisir de travailler avec une personnalité… Qui serait-ce ?

Je ne pourrais pas en choisir un, il y en a plein. J’ai eu l’occasion de travailler avec Wajdi Mouawad. C’était dans Disco Pigs de l’Irlandais Enda Walsh au Théâtre de Poche et je dirais que ça me tenterait bien de retravailler avec lui. J’ai eu l’occasion d’aller voir Incendies à Paris dans la version de Wajdi et au ZUT dans la version de Georges… et voilà, pour moi, c’est un des plus beaux textes qui existent au théâtre

Wajdi avait mis en scène Voyage au Bout de la Nuit. À l’époque, il avait travaillé cela avec ses élèves. C’est un spectacle qui durait 5 heures et j’avais été voir une nocturne qui commençait à minuit et finissait à 5 heures du matin avec petit déjeuner québécois. C’est une des plus belles expériences théâtrales qu’il m’ait été donnée de voir. ☺

J’ai vu que tu as une mise en scène à ton actif [8] Cela te tente-t-il d’en faire davantage ?

Oui, j’ai un petit peu touché à la mise en scène, et oui, j’aime bien inventer … C’est d’ailleurs souvent ce que mes metteurs en scène me reprochent, gentiment … J’ai tendance à mettre trop souvent mon grain de sel. Je me soigne aussi, hein. Je remarque que j’ai toujours beaucoup d’idées, même si elles ne sont pas toujours bonnes, et à mon avis à un moment donné ça va prendre le dessus et je vais avoir envie de faire de la mise en scène, mais en même temps je ne me trouve pas encore assez mûre pour cela. Je manque de vocabulaire.

Tu es encore jeune ; cela peut s’acquérir à tout âge !

Ça va, j’ai 37 ans !

37 ans, déjà ? Je te croyais beaucoup plus jeune, sans doute à cause de La Cuisine d’Elvis … même si lors de la création en 2005 tu avais 5 ans de moins…

C’est chouette, ça me fait toujours plaisir quand on me dit que j’ai l’air plus jeune que mon âge mais à un certain moment, on a envie de faire son âge pour interpréter des rôles de son âge. Malgré tout Jill dans La Cuisine d’Elvis c’est vraiment un cadeau. C’était génial de jouer Jill qui a 15 ans dans La Cuisine juste après avoir joué Suzanne qui en a 45 dans Porc-Épic. Et j’aimais bien le contraste, passer d’un personage à un autre en me disant qu’au bout du compte, ce n’est pas tellement dans le corps que ça se passe mais plutôt dans la manière de voir les choses.

Écriture ?

Je m’y essaie un peu dans différents styles. Par exemple j’ai écrit des textes pour Daphné d’Heur, cette comédienne-chanteuse qui a gagné la biennale de la Chanson il y a quatre ans, et qui avait mis en scène La Tête en Bas dans laquelle j’ai joué avec Xavier Mailleux et François Pinte. Voilà ce sont des choses qui ne sont pas encore très concrètes. Des projets on en a toujours, maintenant il faut que ça germe...

Eh bien bonne germination… c’est de saison ! Merci pour l’interview Cathy, porte-toi bien et m… pour La Défonce

La Défonce à l’Atelier 210 du 18 mai au 5 juin – 210 chée de Saint-Pierre à Etterbeek.

Interview et photo logo : Nadine Pochez – mai 2010

[1] Time of my Life de Alan Ayckbourn mis en scène par Adrian Brine en mai 1997

[2] de l’Irlandais Enda Walsh, dans une mise en scène de Wajdi Mouawad 1998-1999

[3] 2002-2003

[4] 2006

[5] 2004-2005 et 2006-2007

[6] 2008-2009

[7] création au ZUT saison 2005-2006, reprise au Poche en 2007, au TTO et en tournée en 2010

[8] Sur La Tête du Bon Dieu de Jean-Louis Bourdon 2003-2004

 

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