Catherine Decrolier

"... pétillante, drôle, dynamique, sincère, sensible..." Catherine Decrolier ne cesse de nous enchanter. À voir et à revoir entre autres : "Un poisson nommé Saphir" du 16 au 20 décembre à La Vènerie (Écuries). Et puis ouvrez l’oeil sur les programmes de 2009 ! Pour l’heure, découvrons-là à travers ces quelques lignes !

Qui es-tu Catherine Decrolier ? Quel fut ton parcours ?

J’ai 28 ans et je suis comédienne. J’ai étudié au Conservatoire de Bruxelles. Je m’étais d’abord présentée à l’I.A.D. mais ils n’ont pas voulu de moi ! Alors, comme je devais bien faire quelque chose de cette année-là, j’ai entamé des études d’institutrice primaire. Cela me plaisait et vu que je réussissais sans difficulté, j’ai poursuivis jusqu’au diplôme. Même si aujourd’hui, je ne me vois absolument pas enseigner : c’est beaucoup trop de responsabilités !!! Ensuite, je suis rentrée au Conservatoire où j’ai obtenu un premier prix de Déclamation et d’Art Dramatique. En sortant, j’ai travaillé avec Stéphanie Blanchoud et Patricia Dacosse que je connaissais déjà à l’Académie de Nivelles. Stéphanie avait écrit le spectacle « J’aurais voulu vous le dire » et Patricia en était le metteur en scène. Comme cette collaboration fut excellente, Stéphanie m’a proposé d’écrire, pour moi, un seul en scène ! Elle a alors écrit « Un poisson nommé Saphir ». L’autobiographie d’un poisson rouge qui, suite au déménagement de ses propriétaires, passe de famille en famille. Il raconte ce qu’il voit au travers de son bocal. Martine Willequet a accepté de réaliser la mise en scène. Nous avons créé ce spectacle en 2005 à la Samaritaine. Depuis, nous avons fait une soixantaine de représentations. J’interprète 11 personnages : une gamine de 8 ans, une petite vieille à la morgue,… Et aujourd’hui, nous revenons jouer à la Samaritaine.

Comment as-tu vécu ce premier seule en scène ?

Jamais je n’aurai imaginé jouer quelque chose toute seule. C’était une expérience flippante ! Tu dois gérer la scène seule. Et paradoxalement, tu ne dépends de personne. Tu es libre, par exemple, de faire durer un peu plus longuement un effet parce qu’il fonctionne bien. Mais, quel stress !!! Heureusement, le retour du public était très bon. Ça m’a rassuré !

Je me souviens des spectacles que tu jouais récemment : « Les Dernières Volontés » , « La Mystérieuse Disparition de W » … Ton registre est la comédie ?

On me propose ça et j’adore ça ! En même temps, je n’ai pas l’impression de toujours faire la même chose. J’ai un peu exploré la Tragédie au Conservatoire. Je m’y sentais bien et ça me réussissait assez bien d’après mes professeurs.

Tu n’as jamais peur, par exemple, que les blagues ne fassent rire personne ?

Si bien sûr ! Mais lorsque je travaille, je ne me dis jamais qu’il faut que cela soit drôle. Je joue la sincérité de la situation. Je pense que cela fonctionne comme ça : la base, c’est la sincérité.

D’où te vient ce réel don pour l’humour ?

J’ai eu une enfance difficile. J’étais rejetée à l’école, battue,… Non ! Absolument pas ! Mon père a énormément d’humour. Donc, peut-être en ai-je hérité ? À l’Académie, j’en ai été consciente très tôt : je déclenchais le rire. Mes professeurs m’ont confortée. Je me suis perfectionnée, j’ai travaillé ça. Et, je travaille toujours.

Tu as été nominée Prix du Meilleur Espoir Féminin cette année pour « La Permanence » , « Arrête » et « Les Dernières Volontés ».

Oui. Même si je ne l’ai pas eu, c’est une belle reconnaissance de la presse. J’en suis très contente. Mon seul regret est de n’avoir pas pu leur dire combien j’avais été heureuse d’être nominée avec des projets pour lesquels je n’ai pas touché un balle. Merci aux journalistes d’avoir reconnu la création à petits frais. Le travail de « La Permanence » était génial. Nous reprendrons en septembre 2009. C’est l’univers des Deschiens au théâtre. J’ai remplacé une comédienne sur ce projet initié au Conservatoire de Mons. J’ai découvert une extrême précision corporelle qui m’a beaucoup plu. J’aimerais dans l’avenir explorer davantage cela, avec Jean-Louis Danvoye qui fait un travail génial !

« Arrête », c’est un spectale expérimental, un working progress ! Dominique Breda et Gwen Berrou ont adapté le texte américain « On’t you p ! » de Windsboroughglancy. Deux comédiens : Jean-François Breur et moi présentons quelques scènes. On propose, en quelque sorte, un travail en cours. Ça parle du théâtre et du travail des comédiens. Je n’en dis pas plus ! Nous reprenons également ce projet le 9 mars au Botanique.

Que peut-on te souhaiter pour 2009 ?

PDF - 1 Mo
Dossier Diffusion "Arrète"

Que mes projets tournent. La diffusion est difficile. Il faut que les programmateurs des Centres Culturels se déplacent. Ils veulent des projets peu couteux : peu de décors, peu de comédiens. Il faudrait plus d’argent pour ne pas être sans cesse obligé de créer avec des petits budgets. Nous jouons quelques dates, trop peu pour que la presse en parle. Il n’y a pas assez de visibilité. Un spectacle peut s’éteindre très vite même si il est bon.

Sur www.demandezleprogramme.be , on peut lire un avis d’une spectatrice au sujet de « La Mystérieuse Disparition de W ». Elle écrit ceci à ton propos : « … elle est pétillante, drôle, dynamique, sincère, sensible,... ». Quelle est la qualité qui te manque ?

C’est très agréable. Merci ! Parfois, les spectateurs ont peur de venir nous féliciter après le spectacle. Pourtant, cela fait toujours plaisir. La qualité qui me manque : je suis une grande paresseuse ! C’est pour ça que j’aime être surchargée de boulot. Si ce n’est pas le cas, je traîne devant la télé ! Je peux rester accrochée aux séries pendant des heures et des heures.

Lesquelles ?

Le sommet c’est 6 Feet Under. Les comédiens sont extraordinaires. J’ai regardé Grey’s Anatomy, Lost. J’adore Carnivale car la qualité de l’image est superbe. Dommage qu’il n’y ait que deux saisons. Ils n’ont pas eu assez d’argent pour continuer.

T’aimerais faire du Cinéma ?

J’ai eu un rôle dans le long métrage de Frédéric Gibilaro : « Le Singe Roi » , un film pour enfants. Mais, je préfère le Théâtre au Cinéma. J’aime les répétitions au Théâtre. Chercher, créer avec les partenaires. Le fait que ce soit tous les jours différent, en fonction de ce qui se passe sur scène et avec le public. Ce qui n’existe pas ou peu devant une caméra.


On espère encore pouvoir pendant longtemps être de son public ! On suit Catherine de très très près cette saison :

°Du 16 au 20 décembre 2008 à la Vènerie (Écuries) « Un Poisson nommé Saphir » de S. Blanchoud, m.e.s de M. Willequet Réservations : 02 6604960

°Du 22 janvier au 22 février 2009 au Théâtre Royal du Parc « Erasme et Pantagruel » de et m.e.s. par J-Cl. Idée

Du 2 au 6 mars 2009 à la Samaritaine (Reprise) « Un Poisson nommé Saphir » de S. Blanchoud, m.e.s de M. Willequet

°Le 9 mars au Botanique « Arrête » adaptation de D. Breda et G.Berrou, avec J-Fr. Breuer

°Du 21 avril 2009 au 30 mai 2009 à l’XL Théâtre « À ta Santé » de Cauvin et Carpentier, m.e.s A.Goslain


Propos recueillis par France Pinson- Décembre 2008

 

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