Brussels Summer Festival

Quand a débuté l’aventure du Brussels Summer Festival ?

Il y a neuf ans, déjà ; à l’époque, cela s’appelait Eurythmics, il s’agissait d’un grand festival gratuit. Il y a deux ans, on a décidé de changer la formule car le gratuit atteignait ses limites, mais on a voulu rester accessibles à tous, c’est pourquoi le pass se maintient à un prix démocratique (20€, NDLR). Le festival s’installe durant dix jours au Mont des Arts et offre une programmation aussi éclectique que possible : cela va du classique à la pop en passant par le rock et le rap. Le but est de montrer qu’à Bruxelles, il y a de la place pour toutes les musiques.

Pourquoi encore un festival, alors qu’il y en a déjà tant en Belgique, et pourquoi en plein centre de Bruxelles ? On avait envie de faire un vrai festival urbain, à l’image de ce qui se fait au Québec, et on voulait que ce festival soit multidisciplinaire. Le BSF est installé au coeur du quartier des musées, musées auxquels on peut accéder grâce au pass, et il y a aussi les artistes de rue qui se produisent sur le site entre deux concerts. La base de ce festival est musicale, mais on ne vise pas que la musique, et c’est ce qui nous démarque des autres festivals que nous ne cherchons de toute façon pas à concurrencer. On veut donner l’envie aux gens de circuler dans le quartier, de se le réapproprier. De plus, le cadre est tout autre : un concert devant le palais royal, ce n’est pas la même ambiance qu’un festival dans les champs, en pleine nature ! C’est différent.

La place des palais à BruxellesSur le plan logistique, un festival en centre-ville, ça donne quoi ? C’est beaucoup plus difficile à organiser que dans un champ de patates, évidemment ! C’est très compliqué, il faut penser à tout, tenir compte de la circulation, de la STIB, des visiteurs des musées,...Mais là est tout le défi.

Sur le plan écologique, quelles mesures avez-vous prises en 2010 ? Comme d’autres festivals cette année, nous avons décidé d’introduire les gobelets réutilisables, car il s’agit de la principale source de pollution. Les gobelets sont soumis à une caution de 1 € que le festivalier peut récupérer lorsqu’il restitue son gobelet. Il peut aussi choisir de faire don de cette caution au SAMU social, une association avec laquelle nous travaillons et qui vient en aide aux sans-abris de la capitale.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas rater dans la programmation de cette année ? Beaucoup de choses ! Outre les grands noms de la scène principale, comme Supertramp, Charlie Winston, Renan Luce, Gotan Project, Ghinzu, etc. Je conseille aux festivaliers de faire un tour par la place des musées, ou il y aura notamment Rachid Taha, et de faire un détour par le Magic Mirror, un théâtre fermé, tout en bois et vitraux, installé au centre du parc royal, où il y aura une programmation plus éclectique. C’est à voir.

La plupart des grands noms de l’affiche ont déjà fait à peu près tous les festivals de l’été. Vous n’avez pas peur que les festivaliers se lassent ? Notre but n’est pas de courir après l’exclusivité, on cherche plutôt à créer une ambiance et une diversité. On s’adresse aussi à nos touristes, on souhaite clairement faire dans le touristico-culturel et on aimerait atteindre un taux de 15% de touristes parmi nos festivaliers (aujourd’hui, on en est à 3-4%). Bruxelles n’est pas qu’une capitale administrative, elle peut être fun et -les sondages le montrent- elle devient même une destination branchée. Le BSF sert un peu de vitrine aux bons côtés de Bruxelles, et même si les grands noms de l’affiche ont déjà fait la tournée des festivals de l’été, ici, on permet aux festivaliers de les voir ou de les revoir, et de découvrir d’autres artistes, d’autres musiques, tout en profitant de la ville. Et le tout pour pas cher ! De plus, les hôtels jouent le jeu en offrant des promotions pendant la semaine du BSF, on espère inciter les vacanciers à faire ainsi d’une pierre deux coups.

Pour terminer, pouvez-vous nous résumer en quelques mots pourquoi il faut venir au BSF ? Pour l’ambiance, la découverte, et les bonnes surprises. Le tout sans se prendre la tête et sans se prendre au sérieux, à la bruxelloise quoi !

BSF

Pour plus d’infos, visitez le site du Brussels Summer Festival. Le pass dix jours est en vente au prix de 20€, mais attention, c’est quasiment sold-out !

Cindya Izzarelli

Retrouvez cette interview sur Capitale Minuscule

 

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